Analyse de la desserte de Chambéry le Haut par la commission transport du conseil de quartier.

La commission transports du conseil de quartier de Chambéry-le-Haut réunie le 23 juin 2016 a analysé les conditions de desserte du quartier par le futur réseau de bus, et a relevé des problèmes en vue de les déposer au registre déposé à la mairie de quartier.

1/ La ligne 10 actuelle, remplacée par la conjonction des lignes 4 et 1, ou B et 1 selon les destinations, avec pour certaines d’entre elles de forts rallongement des durées de transport, ou par exemple une grande partie de la zone industrielle de Bissy et le centre de tri qui ne seront plus desservis. Il n’y a pas de correspondance entre le 4 et le 1.

2/ Desserte des Châtaigniers

Avec la mise en service de la passerelle de la gare, ne faudrait il pas envisager que la future ligne 2 desserve le lycée au moins le dimanche soir, le lundi matin et le vendredi soir aux horaires des internes ?

D’autre part le quartier des Châtaigniers a été pensé pour minimiser la présence et la circulation de voitures, ce qui nécessite une bonne desserte par les transports en commun, faute de quoi les habitants risquent de s’en détourner et de prendre davantage leurs voitures … pour ceux qui en ont.

Il faudrait ré-étudier cet aspect d’autant que le secteur de la rue du Grand Champ n’est plus desservie malgré les nombreux lotissements de part et d’autre, certains habitants étant nettement à plus de 400 mètres d’un arrêt de bus, pour certains le temps d’accès à pied à l’avenue Daniel Rops étant d’au moins 15 minutes. Point positif : le maintien de l’arrêt Petit Champ, car à cet endroit à la distance s’ajoute la déclinaison importante de la route.

La ligne 13 actuelle (empruntant la D211) a totalement disparu, et n’est pas remplacée, ce qui prive de desserte en particulier les habitants des hameaux de Montagny et de la Croix rouge. De plus, ce secteur ne semble pas intégré dans une zone de transport à la demande. Cette suppression, accompagnée de celle de la desserte des Châtaigniers, éloigne fortement et même prive les habitants du hameau de la Croix rouge et de la montée de la Brûle de solution de bus à portée raisonnable.

3/ Desserte de Caramagne

Contrairement aux craintes exprimées lors des présentations du réseau faites en octobre 2015, les horaires publiés sur le site internet du Stac semblent mieux répondre aux besoins pour rentrer du centre ville le soir.

Par contre, après le constat d’une perte de rotations sur la ligne 6 depuis 2010 (50 rotations en 2010 – 46 en 2015), accentuée le soir, on note à nouveau une perte du nombre de rotations (43) sur le nouveau projet.

De plus après 8 heures le matin il faut attendre 8h25 pour avoir à nouveau un bus pour se rendre au centre ville. Cela se détériore encore plus en période de vacances scolaires.

La ligne 6 actuelle connaît un vrai gain de fréquentation depuis la mise en service de la passerelle SNCF en novembre dernier, puisqu’il y a un arrêt juste au pied de celle-ci. Les bus sont de plus en plus pleins. comment cela va-t-il se passer avec moins de bus ?

Les habitants ont le sentiment d’une forme de « relégation » de leur quartier.

4/ Devenir de l’actuelle ligne 18

Dans le nouveau projet pour effectuer le même trajet qu’actuellement pour se rendre par exemple à la CAF ou la CPAM, les usagers devront prendre la ligne 4 puis prendre une correspondance à Chamnord pour prendre la ligne 3. Cela ne va pas être pratique pour les personnes (souvent âgées) se rendant au supermarché Leclerc.

D’autre part ce sont des correspondances sur deux lignes ayant des fréquences à 30 minutes comment cela va-t-il se passer ?

5/ Desserte du haut de l’avenue d’Annecy

L’arrêt « Avenue d’Annecy » parait avoir été supprimé du futur projet, reporté sur le futur arrêt « creux du loup » situé un peu plus loin …

6/ L’arrêt « Creux du loup »

Cet arrêt n’est pas desservi le jeudi, jour de marché sur Chambéry le haut, ce qui met en difficulté les personnes habitant au bout de l’avenue d’Annecy et qui ont des difficultés à se déplacer. Ces habitants s’interrogent sur le sens de cette modification, d’autant qu’il y a quelques année ils avaient été contraints de céder du terrain pour permettre la construction du rond point permettant le retournement des bus au bout de l’avenue.

7/ Horaires du soir

L’appellation « Noctambus » est supprimée, mais contrairement à ce qu’on entend souvent, les horaires du soir sont plutôt renforcés en privilégiant la tranche 19h-20h30.

Par contre le dernier bus en remontée est à 22h30, ce qui ne permet pas de se rendre au restaurant ou au cinéma ou encore à Malraux : il pourrait être intéressant d’avoir un bus vers 23h15 au moins les soirs de fin de semaine et éventuellement les soirs de spectacles à Malraux.

8/ Desserte des dimanches

Certains habitants disent qu’il n’y aura plus de bus le dimanche. Or, à l’examen des horaires publiés sur le site du Stac, il s’avère que la desserte prévue le dimanche est plus importante dans le futur projet.

Par contre le B emprunte le même trajet le dimanche que la semaine et de ce fait n’a pas la même desserte que le bus du dimanche actuellement.

9/ Tableaux de comparaison ?

Le souhait a été exprimé de mettre à disposition, sur le site du Stac ou de Chambéry Métropole, des tableaux permettant une comparaison entre l’ancien et le nouveau réseau :

  • Tableaux ligne par ligne, indiquant pour chaque ligne actuelle par quelle-s ligne-s elle seront remplacées (exemple : l’ancienne ligne 18 est remplacées par ligne 4 + ligne 3 ou ligne A)

  • Tableaux arrêt par arrêt, indiquant pour chaque arrêt du réseau actuel, par quelle-s ligne-s il sera desservi dans le futur réseau. Les arrêts nouveaux ainsi que les arrêts supprimés seraient indiqués dans ce document.

  • Tableaux de desserte des services publics (quelle ligne dessert actuellement et desservira des services publics tels que la CAF – la CPAM – la SNCF – Pôle emploi……)

10/ Vélo bulles

Regret que l’utilisation des vélo bulles pour une correspondance ne soit pas inclus dans le prix du billet, comme pour les billets Stac (obligation de racheter un billet spécifique pour poursuivre son trajet en vélo bulle).

Vimines

La ligne actuelle n° 15 dessert le haut de la commune de Vimines jusqu’au hameau des Venats vers le sud et jusqu’à l’Hodié vers le nord. Le projet de PDU raccourcit la ligne régulière en la faisant s’arrêter au stade de Vimines. De ce fait les habitants du haut de Vimines (soit je pense au moins la moitié des 1.900 habitants de la commune qui est très étendue) n’auront plus de desserte aux heures de pointe.

Premier problème: les enfants qui vont à l’école de Vimines (plus de 200 enfants cette année) ne pourront plus s’y rendre en bus puisque les parents qui devront amener leurs enfants au moins au stade iront jusqu’à l’école en voiture (le stade est près du chef lieu). Les enfants qui viennent du bas de la commune ne pourront pas non plus prendre le bus pour aller à l’école puisque les horaires prévisionnels sont le matin seulement dans le sens descendant vers Cognin et le soir seulement dans le sens montant de Cognin. La situation actuelle des abords de l’école est déjà très problématique en raison du nombre de véhicules de parents, et va l’être encore plus puisque plus aucun élève ne pourra y venir en bus. Le chef lieu et les hameaux du bas de la commune auront donc les nuisances du passage des bus sans en avoir le moindre bénéfice! Les enfants n’auront plus aucune autonomie et ça va devenir un vrai casse-tête pour de nombreux parents. Quant à faire marcher les enfants, il ne s’agit pas de faire 500 mètres mais souvent plusieurs kilomètres… retour au XIXème siècle?

Deuxième problème: les adultes qui prenaient le bus pour descendre travailler ne le prendront plus puisqu’ils seront obligés d’aller au moins jusqu’au stade en voiture, sans compter les difficultés de conduite des enfants.

Trosième problème: une ligne scolaire est prévue pour desservir le collège de Cognin le matin et le soir. Elle ne pourra pas servir aux enfants de l’école puisque les horaires sont inadaptés à ceux de l’école et qu’en plus cette ligne ne passe pas par le chef-lieu (et ne dessert qu’en descente le matin et en montée le soir). Elle fait en grande partie double emploi avec la ligne régulière puisqu’elle circule aux mêmes heures et partiellement sur le même trajet. Cette ligne scolaire qui va plus loin que la ligne régulière ne sera pas utilisable par les enfants qui ne sont pas scolarisés au collège de Cognin, je pense aux lycéens notamment, mais aussi à ceux qui sont dans d’autres établissements de Chambéry (il y en a un certain nombre) qui n’arriveront jamais aux bonnes heures, ni pour descendre, ni pour remonter. Les enfants là encore vont perdre en autonomie et les parents aussi. Quant à utiliser la ligne régulière, j’en reviens à mes observations du début: s’il faut aller au stade en voiture les parents conduiront leurs enfants jusqu’en bas…

La ligne créée vers Saint Sulpice ne permettra pas de suppléer la suppression d’une partie de la ligne 15 actuelle: le trajet à pieds pour se rendre vers cette ligne est trop long et dangereux en hiver.

Dernière chose: le transport à la demande n’étant possible qu’en dehors des heures de pointe il ne pourra servir à aucun des usagers réguliers des bus.

Les habitants de Vimines mécontents se sont exprimés dans le cahier mis à disposition en mairie, mais nous n’avons eu connaissance que très tardivement du projet, aucune communication n’ayant eu lieu de la part du maire (qui est pour sa part favorable au projet, il faut dire qu’il n’habite plus la commune…!)

Chambéry le Haut

Desserte supprimée pour le lycée Louis Armand !

Plus d’arrêt non plus devant la salle de spectacles Le Scarabée, ni à proximité du collège Côte Rousse.

A qui s’adresse le nouveau service de transports à Chambéry ??

Voici le témoignage d’une habitante du quartier des Châtaigniers :

« Bonjour
Je donne mon avis non pas sur les adaptations de voiries, mais sur la future non desserte du quartier des Châtaigniers par les bus à partir de septembre 2016.
J’ai près de 70 ans. J’habite ce quartier depuis plus de 30 ans et depuis cette date je prends le bus, pour le travail, les courses en ville, ou les loisirs depuis la retraite. J’ai eu des abonnements mensuels ou annuels et depuis quelque temps j’utilise des tickets roses. J’habite à 600 m (mesurés !) de l’arrêt Rops. Pas de problème si 1- il fait beau, 2- je ne suis pas chargée, 3- je suis en forme (j’ai eu plusieurs opérations du genou)… Quelle solution restera-t-il pour aller prendre le train avec des bagages ? C’était pratique de descendre à l’arrêt du 6 près de la passerelle. Comment aller faire les courses depuis ce quartier dépourvu de commerces ?
Je considère qu’il y a rupture de contrat, et je pense que ces nouvelles mesures vont accroître l’isolement des personnes âgées et/ou à mobilité réduite de mon quartier.
F. L. »

Chambéry : les Monts

Pourquoi les deux lignes de bus (11 & 12) circulant actuellement sur Les Monts sont-elles supprimées dans le nouveau réseau de bus ?

Il y a 500 logements neufs en cours de livraison ou en construction dans ce quartier exigu à fort relief
– Environ 250 logements supplémentaires sur le haut des Monts, coté Bassens
– Environ 250 logements supplémentaires sur le bas des Monts, coté Chambéry

Chambéry : MJC, Jules Ferry

La MJC et le collège Jules Ferry ne sont plus desservis par la ligne à haute fréquence (anciennement la ligne 3 nouvellement la ligne chrono C) qui emprunte l’avenue Marius Berroir via le Bocage. Le secteur n’est desservi que par la ligne 1 passage toutes les 30 minutes. De très nombreux collégiens sont concernés ainsi que les personnes qui pratiquent les activités et fréquentent les spectacles de la MJC. Encore un changement qui incitera les usagers des transports en commun à reprendre leur voiture !

Barberaz : Concorde

Le quartier de la Concorde perd sa desserte avec le déplacement de l’arrêt « Madeleine » vers l’arrêt ZA Barberaz complètement à la périphérie du quartier, loin du complexe scolaire de la Concorde (maternelle et primaire), des commerces de quartier (pharmacie, coiffeur, sage-femmes, boutique emmaus), de nombreux logements collectifs, du foyer Hubert Constantin proposant de nombreuses activités pour les jeunes.

L’arrêt Ste-Thérèse le plus proche est toujours aussi mal relié au quartier (route de Challes à traverser + absence de trottoir rue Centrale et rue de la Fontaine !).

La Ravoire

3 problèmes majeurs :

1 – la future ligne chrono C (ex 3), cadencée à 10mn, ne dessert pas les 3 arrêts « Pré Renaud » (ZAC Echaud et ZAC Val Fleuri), « Collège » (le Collège et le quartier en cours Plantaz) et « Valmar Centre Ville » (le nouveau éco-centre ville « sans voiture » avec
mairie, centre administratif et commercial, ZAC Valmar, résidence personnes agées, centre culturel,..), soit un bon millier d’utilisateurs potentiels.
Arrêt (non sécurisé) le plus proche dans le projet actuel, …sur la rue des
Belledonnes, en bordure de cet « éco »-centre ville.

2 – la future ligne secondaire 6 (ex 22), cadencée à 40mn, ne dessert plus directement le quartier de Féjaz (de l’autre côté de la RD1006), privant les collégiens et lycéens d’un arrêt à proximité, ainsi que les habitants de Féjaz désirant se rendre au centre administratif de La Ravoire, aux centres commerciaux (La Ravoire ou Bassens),
à Médipôle, aux correspondances avec la C,…

Là-aussi, plusieurs centaines d’usagers potentiels lésés.
3 – aucune réunion publique, ni avant (concertation), ni après (information), malgré une pétition citoyenne avec plusieurs centaines de signatures et des promesses – non tenues à ce jour – du Maire et de Mme Beaud.

Centre : Bd de la Colonne, sans bus, mais avec des arbres en moins, et des voitures

Dans le nouveau projet de circulation, les bus quittent le boulevard de la Colonne à la satisfaction des riverains.

Toutefois, ce boulevard ne sera pas totalement rendu aux piétons puisque la circulation automobile le couperait au niveau de la rue Guillaume Fichet dans la continuité de l’avenue Gen De Gaulle, ce qui rompt la continuité de la circulation piétonne et coupe six platanes.

Lire l’article dans le Dauphiné Libéré du 12 juin 2016 sur la réunion publique « d’information » et non de « concertation » qui s’est tenue vendredi 10 juin dernier.