Les chambériens défendent leur patrimoine vivant

et déjà un premier poème :

« Les arbres du boulevard de la Colonne

J’aime le bruissement des feuilles quand le vent souffle sur le boulevard de la Colonne.
Chaque matin, le camion aspirateur vient nettoyer celles tombées de la veille.
Ben oui, les arbres vivent et laissent tomber leur vieille peau comme moi mes cheveux.
Dès le matin, les chibanis se retrouvent pour leur discussion quotidienne à l’abri du soleil.
Les bancs se font face à face sous l’ombre généreuse de ces centenaires.
Quand de mon balcon je vois ces arbres, je pense à Napoléon III.
Je pense aussi à la vie, et au temps qui passe.
Je les observe discrètement, ils changent, sous mes yeux, de jours en jours, de saison en saison.
Quelque fois, ils peuvent laisser tomber une branche qui n’est plus a leur goût.
Le temps passe, et ils restent là, immobiles mais fragiles.
Certains pensent qu’ils ne ressentent rien, mais je peux vous assurer le contraire.
Je les connais bien désormais, ce sont mes voisins d’en face, ce sont aussi mes amis, mes confidents.
Il font preuve d’une extrême timidité, ils ne sont pas très bavards, mais j’arrive tout de même a desceller leurs petits secrets, comme eux réussissent à trouver les miens.
Pourtant ils ne savent pas qu’ils sont entre la vie et la mort, menacés.
On veut mettre fin à leur existence pour la gloire d’un petit pouvoir local.
Pourquoi ?
Et bien non, je l’empêcherais, je vous défendrais, vous vivrez, je le jure ».

Camille

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